Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 09:39

La société Horwell, un cabinet d'étude spécialisé dans le forage horizontal et les études de réservoir, m'employait comme ingénieur superviseur opération. Le PDG, Jean Claude Bourdon décrocha un contract de conseil auprès du FMI pour une étude de faisabilité de recherches sur le champ pétrolier probable de Tano, au large du Ghana. La société Ghana National Petroleum Corporation avait acheté une plateforme autoélévatrice d'occasion au Texas, il fut décidé que je devais me rendre au Ghana où cette plateforme était arrivée, après avoir traversé l'Atlantique, et en effectuer un audit. Je devais prendre l'avion pour Accra à Roissy- Charles de Gaule mais, ce vol fut annulé en raison de panne mécanique...je fut transféré sur un vol pour Londres ou je fut mis sur une correspondance pour Genève et, finalement, un vol de la Swissair pour Abidjan et Accra...Au cours du vol une hotesse vint me demander si j'étais bien Monsieur Louis Verveur et, après ma réponse positive, me quitta avec un air satisfait...A l'arrivée à Accra, une personne d'autorité m'accueilli prit mon passeport et me guida, par des couloirs détounés jusqu'à la sortie de l'aérogare ou mes bagages était déja dans une voiture avec le drapeau ghanéen sur une aile...la personne qui m'avait guidé là me remis mon passeport qui avait été tamponé et le chauffeur me conduisit jusqu'à une résidence assez cossue où je fut accueilli par la personne en charge des lieux qui me montra une chambre et m'annonça que l'on viendrait me prendre le landemain, pour me conduire au ministère !... je m'apperçu très vite que la seule route carrossable  au Ghana était la route reliant l'aéroport à Accra...je remarquais que la décoration et, en particulier, les tapis étaient de couleur " lie de vin " me rappelant que des responsables Chinois et Soviétiques m'avaient précédé...Le landemain, la même voiture et le même chauffeur vinrent me prendre et, peu après, je rencontrais monsieur Tsatsu Tsikata, le président de GNPC,dont les bureaux étaient au port de Tema, me présenta une personne qui serait mon contact durant mon séjour...ensuite il me conduisit auprès du président du Ghana, le Capitaine Jerry Rawlings qui fut le premier et dernier chef d'état qui me serra la main...un personnage qui me paru fort sympathique au demeurant. J'apprendrais plus tard que Jerry Rawlings et Tsatsu Tsikata était de très grands amis, Tsatsu Tsikata était avocat et avait sauvé la vie de Jerry Rawlings,condamné à mort, lors d'un procès suivant un coup d'état !...J'échangeais de l'argent français contre de l'argent local et, à ma grande surprise, dû faire appel au chauffeur pour m'aider à porter les billets jusqu'à la voiture tant le volume était considérable... 

La plateforme se trouvait au port militaire de Takoradi, en carènage et préparation. Je profitais d'un vol de l'hélicoptère de la compagnie, un Bolskow, pour m'y rendre; cet hélicoptère était stationé sur la base militaire et l'équipage assurait, quand il ne volaiot pas, la maintenance des aéronefs de l'armée qui étaient peu nombreux et demandaient un entretient que l'armée locale n'était pas en mesure de faire...Après environs deux heures de vol nous avons aterri à Secondi, ville proche de Takoradi. Je pris une chambre dans l'hotel où résidait l'équipage de la plateforme et une voiture me conduisit à une autre base militaire où GNPC avait un bureau, j'y rencontrais un consultant américain que j'avais connu à Bruneï où il exerçais la fonction de superintendant pour International Drilling Company, il avair accepté la proposition des Ghanéen de prendre la direction du forage pour eux mais, était fort mécontant du salaire...Il était venu avec son épouse, tous deux croyaient venir dans un lieu paradisiaque et étaient fort déçus !..l'épouse se plaignait surtout du manque de discrétion de la population locale...quand à la nouriture il y avait des langoustes vertes relativement fraiches et mangeable mais, le poisson et la viande ne fréquentaient pas les frigos, peut-être n'y en avait-il pas, et le riz était pratiquement le seul accompagnement !...

La plateforme était dans un état douteux, il n'y avait aucune anode pour la protéger de la corrosion et, une tentative d'élévation se solda par un déchirement des guides des piliers qui devaient prendre une certaine inclinaison comme sur toutes les plateformes construites par les chantiers " Le Tourneau " en Louisiane. La plateforme s'était élevé a 100 m au dessus des eaux du port quand un coup de vent fut annoncé, on dû la faire redescendre dans l'urgence pour constater les dégats...un ingénieur du constructeur vint des Etats Unis et resta fort dubitatif, après inspection de la plateforme nous décidâme de conclure nos rapports en émettant beaucoup de réserves, d'autant plus qu'il m'apprit que l'organisme de certification américain, les U.S Coast Guard, avait refusé la certification et interdit l'usage de la plateforme dans les eaux américaines...Il était difficile de faire un rapport qui immobiliserait définitivement l'engin sans que la personne qui avait fait cet achat soit punie mais, il fallait tenir compte du rique que courerait l'équipage..et, éventuellement d'une quelconque vengeance nous visant...enfin, l'engin fut temporairement immobilisé...définitivement une fois que nous ayons fait un rapport verbal à nos directions !

Au retour en France, le PDG d'Horwell, Jean Claude Bourdon, me demanda si le représentant de GNPC avait accepté de signer la facturation de mon intervention, je répondis affirmativement et il conclu en disant " Encore heureux, il percevra 20% de cette facture ! ".

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de aventurier.over-blog.com
  • : Mon blog est le fruit d'une longue expérience à travers le monde dont je tiens à faire profiter les jeunes et moins jeunes
  • Contact

Recherche

Liens