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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 09:54

A l'heure où de très violent combats, parait ont, à nouveau lieu en Lybie, particulièrement autour de l'aéroport de Tripoli, je me demande comment ce pays que le colonel Muamar Khadafi avait débarassé ce pays de la corruption générale qui reignait du temps du roi Idriss par un coup d'état sans violence, qui avait chassé les Italiens, donné des terres aux paysans lybiens, construit des immeubles modernes pour loger la population qui vivait, en majorité dans des bidons villes assuré le financement de l'éducation de la jeunesse par les compagnies pétrolières et développé ce qui pouvait l'être dans le pays à pu en arriver là ?...bien sur, les hommes d'affaires occidentaux détestaient cette situation car la corruption du temps du roi permettait de contourner facilement les législations et, avec les dirigeants, surtout américains, mais sans grand succès malgré quelques bombardements et autres...puis, après quelques agitations est intervenu un certain Bernard Henry Lévi, agutateur professionnel juif, qui n'eu aucun mal à convaincre un certain Nicholas Sarkosi, alors président de la République Française et à qui, parait-il, Muamar Kadafi aurait fait des cadeaux sommptueux qui l'auraient aider à se faire réélire présIdent, que ce  dictateur, selonBHL, allait lui demander des comptes...Sarkosi fit intervenir les forces armées françaises qui écrasèrent l'armée lybienne au profit de tribues rebelles dont les chefs voulaient la place de Khadafi...celui-ci fut capturé et assassiné...des bruits ont courru que c'était un acte des services spéciaux français pour le réduitr au silence...des armes données aux tribues rebelles auraient échoué dans les mans des islamistes nord africains, AQLI, et seraient utilisées au Sahel...

 

Le 1er septembre 1969 j'étais géologue sur un appareil de forage de la société FOREX effectuant un forage d'exploration pour la filiale de la société italienne AGIP du groure ENI, CORI, à l'est de la Libye. Comme à l'accoutumée, dès l'aube, j'allais porter mon rapport à l'intendant d'AGIP, à la caravanne du chef de chantier, je fut surpris de voir les visages tendus et le secrétaire m'explica que quelque chose de grave avait dû se passer à Tripoli car la radio ne répondait plus...Dans le courant de la matinée les responsables de FOREX et d'AGIP parvinrent à nous joindre et à nous annoncer qu'il y avait eu un changement à la tête de l'état mais, ne purent nous donner plus de précisions...

Ceci ne nous squrpris pas vraiment car le bruit courait depuis longtemps que les Anglo-Américains, qui avaient alors de nombreusex militaires encadrant l'armée et la police libyennes, attendaient  une occasion favorable pour remplacer le roi Idriss el Sennoussi par l'un de ses fils...ce que nul ne pouvait imaginer c'est qu(un jeune colonel libyen, à la tête d'un groupe d'officiers amis profiterait de ce bruit pour faire un coup d'état...ce fut fait en douceur, les forces de police, fidèles au régime, se laissèrent désarmer par les militaires sans aucune résistance et, même, sans la moindrte protestation...personne ne fut blessé...une révolution des rosers avant l'heure.

Pour nous, dans la désert, ce fut de longues semaines de privations car nos avions de rav itaillement étaient cloués au sol et les camions ne pouvaient quitter les villes. Heureusement que depuis depuis bien longtemps les foreurs avaien apporté des carabines à air comprimé pour tirer les tourterelles de passage au dessus du Sahara dans leurs migration, il arriva qu'une centaine d'oiseaux fut abattus le même jour. Cela nous faisait un bon apport en viande ajouté aux gazelles que nous poursuivions en " Land Rover " jusqu'à épuisement et que nous achevions au couteau enfin, surtout las mâles cart les femelles s'arrêtaient très vite, surtout si elles étaient suitées, la chair des mâle devenait incomestible, après une longue course, à moins que la bête na soit saignée. Très vite nous eûmes un élevage de femelles gazelles et de quelques petits que nous gardions dans un enclos. En outre nous avions un élevage de lapins et quelques volailles. Comme il nous restait une bonne cave les restrictions de la révolution ne nous touchaient pas de ce coté là et nous plumions les tourterelles en prenant l'apéritif... 

Peu de temps après, le personnel libyen décida de ne plus travailler au profit du chef de chantier et se mit en grève... la direction de FOREX, à Bengazi contacta immésiatement le Conseil de la Révolution qui décida de nous envoyer une délégation composée d' officiers et de sous-officiers, FOREX mit un DC3 à leurs dispositionet ils arrivèrent sur le site. Après un entretient avec le chef de chantier ils allèrent au camp des Libyens , expliquèrent que tout le monde travaillait pour la Libye et que s'ils n'étaient pas contents l'armée allait s'en occuper et ils travailleraient pour elle...nous n'avons plus eu de problèmes de ce genre par la suite... 

Les liaisons intérieure reprirent peu à peu et, comme mon collègue Italien et moi avions déjà quelques trois mois de présence dans le désert, le représentant de Géoservices à Tripoli, Jean Claude Wuilemot, décida de profiter d'un arrêt de chantier pour nous faire prendre quelques jours de repos à Tripoli. Un DC3 nous amena à Bengazi où il fallu passer un contrôle de l'armée...Je n'eu aucun problème et tout se passa très rapidement pour moi mais, il n'en fut pas de même pour mon collègue qui était Italien...il subit une fouille au corps très poussée et la dublure de sa valise fut déchirée au couteau !... ..enfin, un avion de la Libyan Arab Airline nous amena à Tripoli où nous subîmes de nouveaux contrôles...une révolution ça se fait sérieusement...Ce soir là ce fut une petite fête et comme l'alcool n'était pas encore totalement interdit il y eu quelques abus qui finirent par me plonger dans un lourd sommeil...sommeil dont je fut brutalement tiré par des hurlements...je me dis " ça y est, ils remettent ça ! " j'eu quelques moment d'angoisse bien que me disant qu'ils s'en prendraient d'abord aux voisins Italiens...au bout de queque temps je finis par réaliser, à mon grand soulagement, qu'il s'agissait simplement de l'appel à la prière !...Au bout de quelques jours nous sommes retournés sur l'appareil de forage et se n'est qu'au bout de trois autres mois que la relève pu être assurée...six mois de désert...je n'étais sans doute pas dans mon état normal quand je suis rentré...Progressivement l'alcool fut interdit mais, pour liquider les stocks, le Conseil de la Révolution décida d'accorder une allocation qui subissait un prélèvement, lors de l'embarquement à l'aéroport par les expatriés résidant en ville et, bien souvent, sur le chantier, on organisait un méchoui ce jour là consommant toute l'alocation d'alcool en une soirée...mais l'être humain sait surmonter les difficultés, surtout ce genre de difficulté, de nombreuses cocottes minute se transformèrent en alambic, les fruits tachés furent mis à fermenter avec du sucre et de la levure et bientôt chaque chantier et base avait sa cuvée...c'était un alcool au goût, et sutout à l'odeur infame..les gens du sud-ouest ramenaient du concentré d'anis qu'ils achetaient en Espagne mais il fallait se boucher le nez pour boire cet ersatz de pastis..il n'y avait que l'alcool dans lequel des pruneaux avaient trempés qui était, à peu près, buvable...il y eu, fort malheureusement, des accident car, bien souvent, c'était de l'alcool méthylique !...Une chose est sûre, cette révolution mit fin, temporairement, à une corruption poussée à l'extrème et qui arrangeait bien des hommes d'affaire occidentaux. Les militaires libyens se montrèrent incorruptibles renforçant en cela l'opinion que j'ai de toutes les armées profesque la population libyenne y trouva son compte, sur le moment, certains ont, bien sûr, regrèté la corruption...Le Conseil de la Révolution imposa bientôt que, pour chaque expatrié employé en Libye, les  accordent une bourse aux étudiants libyens désirant pousuivre leurs études à l'étranger. Il se lança aussi dans un important programme social...Bien sur une révolution n'est jamais simple et, un de nos camarades fut arrêté par la police pour avoir photographié un poteau électrique...il était, parait-il, d'importance stratégique...Quelques temps plus tard, le Conseil de la Révolution décrèta que les passeport devaient être écrits en Arabe de même que tous les autres documents, dont les cartes...il se contenta finalement d'une traduction mais, ils n'acceptèrent jamais les cartes établies par les occidentaux..ce qui n'alla pas sans poser quelques problèmes nous obligeant à être dans une certaine illégalité..J'ai, malgré tout, beaucoup aimé ce pays où j'ai vraiment appris à vivre dans le désert, son immensité, son silence, son espace, ses dangers et la solitude que l'on y éprouve...plus tard je fut muté au Nigeria où la guerre du Biafra se terminait et où j'allais trouver d'autres problèmes mais, ceci est une autre histoire...

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