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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:56

J'étais encore nouvea dans le forage pétrolier, j'avais eu une formation de géologue de sonde à l'Institut Français du Pétrole par l'intermédiaire de la société Géoservices, spécialisée dans les services géologiques aux compagnies pétrolières et qui avait besoin de gens connaissant électricité et l'électronique pour le matériel d'analyse et de contrôle de forage qui commençait à faire son apparition sur les chantiers. J'avis dû aller en urgence sur un chantier de Pétrofina, dans le sud de l'Espagne, ou les géologues présents Roma et Renaud, avaient quelques difficultés à faire fonctionner ce matériel, après cette opération j'avais suivi un stage sur des forages de la Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine, dans la région de Pau. S'en suvit une mission en Algérie, au Sahara, dans le Grand Erg Oriental, à l'est d'Hassi Messaoud, sur un appareil de forage, le Super 9 de Forex qui faisait un puits pour une société américaine en voie de nationalisation par le gouvernement algérien..

A la fin de cette mission, en mai 68, je fut affecté en mer du nord, du côté britanique, sur une plateforme américaine de la société International Drilling Company ( Offshore Company ) qui travallait pour la société américaine Phillips 56, au large de Lowestoff. Je pris donc l'avion pour Londres où je me présentait à Jean Coatenlem, un breton comme moi, natif de chateauneuf du Faou, qui était le représentant de Géoservices au Royaume Unis. Après que nous ayons déjeuné ensemble, Jean me mit dans un train pour Great Yarmouth où, je pris une chambre au Two Bears Hotel. Le landemain matin je me présentais à la base de Phillips où je fut mis dans un mini-bus qui m'amena à l'héliport de Lowestoff qui était une ancienne base désafecté de la " Bataille d' Angleterre ". Dans un baraquement on m'enregistrat, me pesa avec mes baggages puis on me donna une combonaison de survie en caoutchouc noir, avec des bottes soudées et des élastiques aux poignets et on me fit grimper dans un hélicoptère Sicorsky S55 munit de flotteurs. Il y avait deux pilotes, équipés comme moi et qui manifestèrent leur mécontantement en voyant ma valise, ils me prévinrent que si, pour la prochaine fois, je ne me procurait pas de baggage souple, mes affaires iraient par bateau..., l'un d'entre eux me donna un casque d'écouteurs avec un micro et me dit qu'à chaque appontage je devait passer les sacs de courrier marqués au pesonnel d'appontage sur les plateformes. C'était la première fois que j'allais voler en hélicoptère...Ce fut le décollage et, après un assez long survol de la mer, souvent cachée par la brume, ce fut l'appontage sur la première plateforme, un plateforme fixe de production;  La porte latérale fut ouverte et un pilote me dit de donner les sacs marqués du nom de la plateforme aux gens sur l'hélideck. Ceci se renouvela deux fois avant que j'aperçoive un derrick sur une plateforme avec le nom de " North Star " peint sur l'helideck...j'étais arrivé et les pilotes me dirent de débarquer... Une personne, je saurait plus tard que c'était le chef de pont dans son rôle d'officier d'appontage, me prit en charge et m'amena, par un dédale de couloirs et d'escaliers, au secrétariat. Le secrétaire me conduisit à une cabine où logeait déjà le collègue avec qui je devais tourner en 12 heures de travail et 12 heures de repos...La cabine était aussi sobre qu'une cellule de moine, les Américains considèrent que l'on est là pour travailler, point final et, quelque part, ils ont raison...Mon travail consistait à prélever des déblais de roche remontant du puits avec la boue, les laver, les décrire et les analyser , les sêcher et les mettre en sacs pour les différents associés..le forage en mer du nord est très rapide et, pour terminer la mise en sacs il fallait rester après la relève. Quelque fois, le chef géologue décidait de prendre une carotte et nous faisions des analyse physico-chimique sur cette carotte avant de la mettre en caisses et de l'expédier à terre, par bateau, pour de plus amples analyses et stockage à la carothèque. Un des chefs géologues, qui était Américain, du côté de l'Illinois, avait fait la guerre comme pilote de B17 dans l'U.S. Air Force, et avait été abattu au dessus du Finitère en rentrant d'un bombardement sur Lorient, une comptesse l'avait recueilli dans un chateau et remis à la résitance qui avait tenté de la faire passer en Espagne mais, il avait été pris à la frontière et avait fini la guerre en Allemagne !

Le premier dimanche à midi, je fut surpris par une sonnerie d'alarme...au bout d'un moment, le chef de pont inquiet de ne pas me voir alors que c'était un exercice d'évacuation, vint me checher et m'explica longuement ce que je devais faire dans ses cas là...de nos jours, les personnels arrivant à bord, sont immédiatement briefés.

Comme je faisait des séjours de deux semaines à bord pour une semaine de repos à terre, je décidais que c'était trop court pour rentrer en France et, un de mes collègue, un Italien marié à une Espagnole, et vivant à Londres, me proposa de me louer une chambre pour mes congés...depuis je connais Londres mieux que Paris, particulièrement le musée de géologie et de préhistoire ! 

Après quelques rotation on reçu un nouvel hélicoptère, un Sikorsky S61, aussi confortable qu'un avion de ligne avec un " flight attendant " ( steward ") et à bord duquel nous n'avions pas à porter de combinaison de survie parce qu'il avait seux tubo-moteurs

Après deux forages dans les eaux bitaniques la plateforme fut déplacée au large de la Hollande pour y forer un puits pour le "North Wining Group ", un consortium dont phillips faisait partie. Lors d'une relève, des dirigeants étant montés à bord et devant redescendre en Hollande, je dus prendre le bateau, un panier à personnel, au bout d'une grue, me descendit sur ce supply boat où l'équipage, se montrant fort accueillant, me proposa, comme il était midi, de manger avec eux mais, la mer était forte et je n'avais pas naviguer depuis fort longtemps...je leur demandait où étaient les toilettes et y vomis le contenu de mon estomac...je passait la suite du voyage à l'air, sur le pont, jusqu'à Ijmuiden où je débarquais pour prendre l'hélicoptère pour Lowestoff

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