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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:45

Dans les années 80, il y a eu une campagne importante de géothermie en raison de l'augmentation du prix du brut à environs 100 dollars le baril et du dollar à environs 100 Francs. La grande majorité des municipalité de la région parisienne et de quelques autres régions dont l'Alsace et le Sud Ouest, il fallait bien sur disposer de couches géologiques sédimentaires perméables réservoirs d'eau réchaufée par le gradient thermique, soit d'environs 1° par 30 m.

La société Géotherma, filiale de Geoservices, qui avait déja foré plusieurs puits de géothermie, dont le doublet de Mongeron, doublet parce qu'il faut toujours deux puits, l'un produisant l'eau chaude et l'autre permetant de la réinjecter après qu'elle eu donné sa chaleur; obtint le contrat.

Géotherma n'atant pas le personnel qualifié fit appel à Géoservices qui me transféra à cette filiale pour la durée de l'opération en tant que superintendant de forage. L'appareil de forage était un GB 250 de la société Franco-Belge Foramine, la puissance était très limitée avec 250 chevaux et le mat était un mat de récupération trouvé en Espagne par Monsieur Loze, le chef de chantier de Foramine, suite à un accident sur unouits à Mongeron...Le puits était prévu pour atteindre environs 2000 m forés soit 1500 m vertical, il s'agissait d'un puits dirigé destiné à produire l'eau chaude du Dogger tandis qu'un second puits vertical permettrait le retour de cette eau dans la formation après usage. 

Le premier forage se passa normalement si on fair abstraction des faibles moyens en raison du peu d'argent pouvant être investi dans la géothermie. Le forage était situé en bordure d'un bloc d'immeubles HLM gérés par la ville de Paris, près de la station de production de chaleur de ces immeubles et à laquelle l'eau chade sortant du Dogger devait être connecté, en passant par un échangeur elle devait réchauffé l'eau de la station et être réinjectée par le deuxième puits, de l'autre côté passait la ligne de chemins de fer reliant Paris à Bordeaux et, au dessus, la zone d'approche de l'aéroport d'Orly pour les avions...En creusant la fosse destinée à recevoir l'eau produite pendant les tests une mauvaise cartographie des lignes de signalisation SNCF fit qu'un coup de pelleteuse rompit ces ligne et que, pendant plusieurs jours, les conducteurs de trains durent se servir d"appareils radio et se pencher à la fenêtre de leurs locomotives.

Le puits fut foré avec de la boue à l'huile, à base de gaz oil, stockée dans des citernes sur des rails de chemins de fer entre les puits...en raison de cela des mesures anti pollution très strictes devaient être observées, les déblais, une fois passés sur les trémies, étaient vibrés pour en sortir un maximum d'huile puis amené pour destruction à Achère.

Un jour, une assistante sociale de la ville d'Orly vint se plaindre du fait que les lueurs de soudures électriques gènaient les pensionnaires d'une maison de retraîte voisine la nuit ...Elle reparti avec la promesse que nous veillerions à ne pas souder de nuit mais, cela nous étonnait fort car les soudures de nuit étaient extrèmement rare...un soir nous nous comprîmes les raisons du problème, les trains, à propulsion électrique, créaient de très nombreux arcs...les trains étaient nombreux à passer...

Une fois le dogger, qui est érruptif, atteint, on le testa et on fut surpris du débit bien supérieur à ce qui était prévu soit 120 m3/jour et d'une température de 75 degrés au lieu des 60 degrés attendus...il fallu donc conclure que la roche réservoir était bien olus perméable que nous pension et, pour éviter un refroidissement trop rapide, il fallu refaire les calculs et éloigner le deuxième puits du premier...cela imposait un autre puis directionnel au lieu du puits vertical...ainsi fut fait... on neu aucun besoin d'installer la pompe prévue à environs 600 m pour faciliter la remontée d'eau chaude et on déménagea l'appareil de forage d'une vingtaine de mètre, à l'aide de coussin d'air et on entamma le forage du deuxième puits...un avant trou avait été creusé par une petite société forant au marteau de fond...hélas, au fond de cet avant trou, le trépan recontra quelque chose de très dur qui le faisait rebondir et l'empêchait d'avancer...dans un premier temps je crus qu'ils s'agissade ces blocs de silex très abondant dans les formatios crayeuses du bassin parisien mais, très vite, des morceaux de ferraille furent remontés...il y avait deux possibilités...ou le voisinage s'était servi de l'avant trou comme décharge..ou l'entreprise qui l'avait creusé avait perdu quelque chose dedans et omis de nous le signaler ...Il s'avera que c'était les deux , des batterie de moto, des cadres rtc...furent remontés et la société de forage avoua avoir laissé un outil fabriqué par elle, au fond, en fin de puits...nous pensâmes à fraise cet outil mais il fallait une fraise de 26 pouces...c'était fort rare et je passait un jour et une nuit au téléphone pour essayer d'en touver une...il y avait une de 24 pouces en Amérique de Sud et une aure de même taille au Moyen Orient...on était près à la faire venir par avion spécial quand on nous signala une fraise de 24 pouces à Pau...on la fit immédiatement venir par un semi-remorque et c'était un dimanche...parlant de dimanche, il est arrivé que nous soyons à court de gaz oil le dimanche et, le chef mécanicien et le secrétaire durent, plusteurs fois, faire le tour des stations services avec une camionnette remplie de fûts de 200 litres pour tenir jusqu'à l'arrivée d'un camion citerne...

Un jour, un ingénieur des HLM de Paris arriva sur le chantier, furieux, se plaignant que la boue de forage remontait dans les lavabos du 6e étage de ses immeuible...nous lui fîmes comprendre combien cele était impossible, mais il nous détestait cordialement et repartit en nous traitant de cabinet d'études marron !...

En travesant l'Albien, un réservoir aquifère, nous perdîmes une grande partie de la boue à l'huile dans cette formation, au grand soulagement de la société qui ne savait comment s'en débarasser pour utiliser une boue aux polymer, beaucoup plus facile a entretenir et, légèrement moins coûteuse; La société concurente, le BRGM, l'utilisait déjà...

Enfin, le puits fut terminé, a mon grand soulagement car, vu la forte inclinaison, je craignais que les tiges de forage ne se coincent en retant collées a la parois...d'autant plus qu'on m'avait proposé de douvbler la puissance des moteurs mais que j'avais refusé en raison de la perte de temps que cela engendrerais...nous avons battu un record du monde en forant un puits à ces profondeur et inclinaison avec un appareil de cette faible puissance !

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