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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 15:24

Le PDG de la société SERPRO me demanda d'aller à Hassi Messaoud effectuer un audit du service production de la société Sonatrach. A cette époque les Islamistes faisaient pratiquement ce qu'ils voulaient en Algérie et ils étaient fort craints. Même le sud, longtemps à l'abri de leurs actions était touché. Un quimperois travaillant pour la société Slumberger s'y était fait égorgé sur un chantier de forage et les liaisons aériennes Paris-Alger étaient supprimées... Seul des compagnies charters assuraient une liason directe Paris-Hassi Messaoud.

On me délivra un billet d'avion de la compagnie " Euralair " et on me réserva une chambre d'hôtel tout près de l' aéroport du Bouget d'où l'avion devait décoller au millieu de la nuit .  

  L'enregistrement débutait à trois heures du matin, dans une cabane, au fond de l'aéroport; On embarqua vers quatre heures trente  dans un Boeing 727 d'Euralair qui avait connu de meilleurs jours. Le lever du soleil nous trouva en l'air, en route pour l'Algérie...A l'aube pointante l'avion comença sa .descente sur Hassi Messaoud...En approchant du sol je me mis à oserver très atentivement le désert inquiet de découvrir la présence d'un tireur de missile embusqué...L'avion se posa sans problème.

Après avoir passé le contrôle de police et la douane, je trouvais un chaufeur de la Sonatrach qui m'amena au camp d'Irara où je fut logé dans un bugalow, parmis les militaires qui protégeaient la base..La nuit qui suivit et les suivante j'éprouvais quelque inqiétude à chaque relève des soldats car le bruit et leurrs conversations me faisait craindre qu'il s'agisse d'Islamistes ayant pénètré dans le camps...Le landemain, le chef de la production me reçu pour m'expliquer ce qu'il attendait de moi en m'expliquant quelle étaiot la situation et en me précisant que je serais toujours en sécurité tant que je serais avec l'un d'entre eux et que je ne m'éloignerais pas d'un cercle de trente kilomètres de rayon autour de la base...il me vint l'idée que Sonatrach avait pu passer un arrangement avec les rebelles mais, ceci n'est qu'élucubrations de ma part ! 

Je fut étonné par le nombre de personnel féminin employé sur la base...c'était plutôt nouveau... 

Je commençais par visiter les bureaux et les différents ateliers puis me rendis, en compagnie du chauffeur, sur différents chantiers protégés par des militaires en respectant, autant que faire se pouvait, la consigne des trente kilomètres. Un jour le gestionnaire du matériel me proposa d'aller avec lui visiter les magasins situés au camp de " maison verte " ( du 24 mars actuellement ) où je rencontrais quelques Français, enseignants à l'école de forage, logés dans des bungalows entourés de barbelés et dont l'accès était gardé par des militaires en armes... Sur la piste du retour au camp d'Irara nous aperçumes, au loin, des militaires qui établissait un barrage...Le responsable du matériel me proposa de nous arrêter sur un puis et de faire semblant d'y travailler tout en observant ces militaires qui pouvait fort bien être des rebelles déguisés...au bout d'un temps qui me paru long, un convoi d'une mission de géophysique rejoignit les militaires qui prirent la direction d'Hassi Messaoud à mon grand soulagement et, je le suppose, de mon compagon aussi...En arrivant à proximité de l'aéroport nous retrouvâmes ces militaires qui avaient l'air vraiment professinnels et se conduisaient comme des soldats aguéris à la différence de nos gardes qui étaient des appelés peu soucieux de gloire !...

Comme j'étais là pour donner un avis sur toutes les instalations, je visitais l'usine de fluide de forage où la polution n'était guère un problème et l'écologie babutiente mai, ce qui frappa mon regard fut un groupe d'algéco, entouré de barbelés et gardé par des militaires en armes..à mes questions il me fut répondu " C'est là qu'on loge les Américains et où on saura les trouver si besoin est "...

Je rendis visite à la base de la société Halliburton et là je découvrit un vrai camp retranché mais surtout fait pour empécher des chars d'y pénètrer...

Le 1er novembre est une grande fête en Algérie, c'est le jour  du début officiel de la lutte contre l'occupation française  et j'étais le seul Français dans toute la base...on me regardait de travers...Malgré l'hytme du FLN qui était diffusé partout, je ne baissait pas les yeux et on me respecta...

Ma mission terminée, je fit ma reservation du retour à Paris mais là on ne pu me donner d'horaire : précaution anti terroriste évitant de révèler l'heure de décollage des avions mais qui imposait d'aller dès la première heure à l'aéroport pour ne partir, éventuellement, que le soir.

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