Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 09:22

L'obtention du contrat se faisait attendre et tout le monde s'impatientait...même une journaliste de l'Agence France Presse qui me téléphona pour demander de me rencontrer ce que j'acceptais avec quelques réticences car je craignais la réaction de Kowait Oil Company....je fus très prudent dans mes paroles et, lorsqu'elle me proposa de faire un article sur un homme d'affaires français qui essayait désespérément et, sans succès, d'obtenir un contrat alors que l'armée française avait participé aux combats de libération du Koweit, je refusait énergiquement bien que ce soit en ses termes que le représentant de Forasol s'était plaint au PDG de Kuwait Oil Company....pendant tout ce temps, pour communiquer avec Paris nous dépendions d'une société française d'import-export qui disposait d'un téléphone satellite car le réseau international du Koweit avait été détruit et le réseau local fonctionnait très mal aussi...

Nous avions tissé des liens avec la mission commerciale de l'ambassade de France, il faut dire que nous avions employé pendant quelques temps, c'est à dire jusqu'au moment où on lui demanda de faire plus que de répondre au téléphone, l'amie de l'ambassadeur, un poète assez connu, Jean Brosset...a l'occasion de la visite d'un fonctionnaire du ministère des travaux publics, une des secrétaire de cette mission, avec qui nous nous étions lié, me demanda, vu que j'avais un laisser passer, si je voulais l'amener, elle et le détaché du ministère, sur le terrain...bien sur, j'acceptais et, le matin suivant nous prîmes l'autoroute pour l'enfer vers le champ de Rhaudataïn...les postes de contrôles de l'armée du Koweit, habitués à me voire passer, nous laissèrent aller sans problème...après une courte visite sur le champ, un arrêt auprès d'un char T55 détruit pour prendre quelques photos, nous prîmes le chemin du retour en passant le long de ce dépôt de munitions qui faisait peur à tout le monde...à peine franchi le carrefour avec la route de l'enfer, nous sommes passés devant le premier poste de contrôle militaire, sans même ralentir tellement nous étions habitués, eux et nous...après quelques centaines de mètres j'aperçu une jeep nous suivant et nous faisant des appels de phares, je ralenti et elle nous doubla puis nous coupa la route...un officier en descendit pistolet au poing et demanda à voir nos papiers, il les r

étudia longuement tout en observant la femme du coin de l'œil puis, nous laissa continuer notre route...je pense que, lorsque nous étions passé devant le poste, les militaires avaient cru apercevoir une femme dans notre véhicule et, trouvant cela anormal, l'officier, le seul probablement parlant anglais, avait voulu tirer ça au clair...dans la descente de Jhara, là où là où le désert était transformé en champs d'épaves, nous fîmes un arrêt pour prendre des photos...je n'étais pas très rassuré car il état vraisemblable qu'il restait quelques munitions dangereuses et, après tout, j'étais tout de même responsable de ces trois personnes...enfin, tout se passa bien et nous fîmes un petit arrêt, dans un café, à Jhara, pour prendre une boisson rafraîchissante avant de rejoindre Kowait-city...

.

( à suivre )

Maurice Pélerin dans la côte de Jhara

Maurice Pélerin dans la côte de Jhara

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de aventurier.over-blog.com
  • : Mon blog est le fruit d'une longue expérience à travers le monde dont je tiens à faire profiter les jeunes et moins jeunes
  • Contact

Recherche

Liens